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Douillac

Le lieu de Douillac paraît se rattacher à des origines romaines. Selon Marcel Villoutreix, la formation est latine ou romane à partir du nom d'homme«DULLUS» et du suffixe «IACUM». La découverte d'un réchaud en bronze en 1788 pourrait confirmer l'occupation romaine du lieu ( source: carte archéologique de la Gaule, «La Haute-Vienne», par Jean Perrier, p 202). Le «manse» de Douillac ( Dolhat), implanté sur le territoire de l'ancienne paroisse de la Rochette, est mentionné en 1263 lorsque Bernard CHAT III, damoiseau seigneur de l'Age au Chat (devenu La Jonchapt) donne à Pierre Favars, bourgeois de Saint-Yrieix, la somme de dix livres de rente «à prendre sur les manses de Dolhat et Solhat ( Souillac) situés dans la paroisse de La Rochette» (source: Armorial Général de France, d'Hozier, Reg. III- article Chapt de Rastignac.)

Douillac (vue à l'ouest du corps de logis)

En ce qui concerne l'architecture du château, les recherches effectuées par Jacques de Roquemaurel, propriétaire des lieux en 1998 ( cf le mémoire «Douillac» rédigé par lui-même) tendent à montrer qu'il existait une première tour barlongue au sud-est du corps de logis actuel fut construite à la fin du XIIIème siècle et une deuxième tour barlongue au nord-est trente ans plus tard.

Douillac (vue de face)

Au XVème siècle, il est question d'un «repaire» avec un corps de logis rectangulaire, orienté nord-sud, «cantonné» de deux tours barlongues ou donjons aux angles sud-est et nord-est, plus deux tours rondes aux angles sud-ouest et nord-ouest. Un système défensif paraît avoir existé à cette époque également ( châtelet, muraille extérieure). Une particularité intéressante est la présence en sous-sol de deux «citernes» comme on peut en découvrir dans les châteaux-forts médiévaux construits par les croisés au Proche-Orient.

Douillac représenté sur le cadastre napoléonien (1824-1827)

Enfin on trouve encore à Douillac l'assise des chemins de ronde qui reliaient entre elles les tours barlongues et les tours rondes, ainsi que l'ouverture dans les pignons qui en permettaient l'accès. Pour plus d'informations, voir la rubrique consacrée à Douillac et ses familles dont les articles ont été rédigés par Jacques de Roquemaurel.

 


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