Imprimer cette page

Le kaolin

La découverte de gisements de kaolin dans la région de Saint-Yrieix est attribuée ( entre 1766 et 1768) à un chirurgien nommé Jean-Baptiste Darnet. Une légende affirme que son épouse avait la première trouvé dans un pré du "Clos de Barre" un savon de qualité supérieure pour laver son linge. Darnet repéra, quoi qu'il en soit, la précieuse argile.  Envoyé pour études à Sèvres, ce kaolin se révéla le plus beau et le plus pur de tous ceux connus alors en Europe. Une première usine de porcelaine s'installait en 1773 à la Seynie. Une ruée vers l'or blanc déclencha une campagne de fouilles sans précédent: il n'est pas un propriétaire qui ne crut que ses champs recelaient le précieux kaolin; chacun fit à tort et à travers creuser son terrain, mais le retour sur investissement se fit attendre pour la plupart car ces recherches n'aboutissaient pas. Près d'un siècle plus tard, la propriétaire du domaine des Juillardies, Marguerite Theillet faisait référence  à la découverte éventuelle de kaolin sur ces terres dans un codicille rajouté à son testament. C'est dire que le sujet était alors d'actualité!

En bordure de l'ancien chemin du Périgord à Saint-Léonard, non loin des Juillardies, existait jadis une excavation appelée en patois local croze ( ce mot désigne dans la région des cavités creusées dans le sol à l'époque gallo-romaine. Il s'aqit des premières mines d'or). Mais la croze des taillis de Bellevue s'avére être une ancienne mine à kaolin. Des échantillons probants ont pu être découverts à l'occasion du défrichement de la parcelle dans les années 90.

Un arédien, M. Jacques Chaussade, a résumé dans un mémoire la découverte du kaolin à Saint-Yrieix.

 

Histoire de la découverte du kaolin from Christian Bélingard

Précédent: Mines de Cheni
Suivant: Marcognac