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Moulin de Richebourg

Après extraction, le kaolin était broyé dans des moulins "à cailloux" comme celui de Richebourg, sur la Briance. L'implantation en parait ancienne puisque l'étymologie, selon Marcel Villoutreix ( les noms de lieux de la Haute-Vienne, CRDP Limoges, 1981), renvoie à un "poste ou habitat fortifié". La construction de ce moulin est en tout cas antérieure à la Révolution puisque mentionné sur la carte de Cassini. On connait le nom de quelques propriétaires: Pierre Blondeau, industriel , est cité dans plusieurs rapports des délibérations du conseil général de la Haute-Vienne ( 1880,1889), puis René Frugier, ingénieur centralien, qui a mis au point  une porcelaine à feu résistante aux écarts de température, l'aluminite (1900) et qui vendit ensuite son brevet à l'un des frères Haviland.

L'activité du Moulin de Richebourg est en relation directe avec les carrières de Saint-Yrieix-la-Perche, et en particulier celles de Marcognac. Un habitant de Saint-Jean-Ligoure, M. Desroche, se souvenait encore en 1999 de l'existence du chemin emprunté jadis par des mulets qui "transportaient le kaolin de Saint-Yrieix au moulin de Richebourg" ( De Vézelay à St-Jacques-de-Compostelle, C.Bélingard, Editions Sud-Ouest 2001). Ce trajet représentait une trentaine de kilomètres et s'effectuait en voiture à traction animale.

On sait encore qu'en 1901, un différend existait entre la municipalité de Pierre-Buffière et M. Frugier pour des dégradations sur le chemin vicinal ordinaire n°6 occasionnées par le transport de pierres destinées au moulin de Richebourg. Pour l'année 1900, un volume de 3000 tonnes était alors évalué. Le moulin employait jusqu'à vingt personnes, encadrées par un contremaître dont le bureau était la seule pièce chauffée...

 

 

 

l'ancien moulin à kaolin de Richebourg de Christian Bélingard

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